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Shintaïdo. Un art de mouvement et d’expression de la vie

jeudi 23 septembre 2010, par webmaster

Description

Shintaïdo. Un art de mouvement et d’expression de la vie est le premier livre consacré au Shintaïdo. Il constitue une somme générale de présentation du Shintaïdo par son fondateur, Maître Aoki.

Qu’est qu’un art martial « moderne » ? Comment la pratique réelle, pas seulement philosophique, d’un art corporel peut-elle nous aider à changer notre vie et notre monde ? Dans ce livre, Hiroyuki Aoki explique pourquoi il considère que la pratique des arts martiaux traditionnels est aujourd’hui sans objet et comment le shintaïdo, un « nouvel art du corps » est né. Pour créer le shintaïdo, Maître Aoki s’est inspiré des arts martiaux japonais, mais aussi du zen, du yoga, des techniques du bouddhisme ésotérique et de l’art occidental. Ce livre, qui comprend plus de deux cents photos, est la première et unique présentation en français du travail de Monsieur Aoki. Libre à vous maintenant d’explorer avec votre corps le monde du shintaïdo.

« La version originale de ce livre a été publiée en 1976 au Japon. Il fit l’objet d’une traduction anglaise en 1982 et française en 1986 (rééditée en 1991). Cette troisième édition française marquera une étape en ce qu’elle a été réalisée par une équipe composée en majorité de nouveaux instructeurs. Pour notre plus grand plaisir, l’auteur nous a fait la grâce d’une nouvelle préface par laquelle il partage sa vision actuelle de la spiritualité. Une spiritualité paradoxale faite de foi et de ce que les philosophes qualifieraient de « doute radical », dans la lignée des sages taoïstes chinois et des mystiques européens du Moyen-Âge. Nous l’en remercions sincèrement. Les deux parties du livre qui font suite, partie philosophique et partie technique, n’ont pas pris une ride et continueront à servir de référence aux pratiquants comme elles le font depuis plus de vingt-cinq années. Les annexes contiennent certains textes à valeur tant historique que de référence. Les photos techniques n’ont pas été modifiées par rapport à la version américaine de référence. » Pierre Quettier

Hiroyuki Aoki

Shintaïdo. Un art de mouvement et d’expression de la vie

Traduit de l’anglais par Bernard Ducrest et Pierre Quettier
Photographies de Kazunobu Yanagi.
Association Française des Instructeurs de Shintaïdo, 2007.
Format 28 cm x 21,5 cm. 144 pp. 23 €

L’auteur

L’auteur de ce livre, Hiroyuki Aoki, est aussi le créateur du Shintaïdo. Maître en karaté-do (Shotokai), il a déjà publié, en collaboration avec Maiître Shigeru Egami, un livre sur les kata de karaté : Karate-do for professional. M. Aoki découvre le karaté en entrant à l’Université Chuo de Tokyo. Il devient en trois ans capitaine du club de karaté de son université sous la direction de Maître Egami.

En 1966, M. Aoki fonde la Rakutenkai, association à but non-lucratif, destinée à l’étude de la Bible, des beaux-arts, de la cérémonie du thé et des arts martiaux. Dans le cadre de la Rakutenkai il réunit une trentaine d’instructeurs, tous experts en arts martiaux. Ensemble ils pratiquent avec une intensité extrême à la recherche d’une voie nouvelle. Pendant cette période, qui dure trois ans, ils étudient surtout le Bojutsu (bâton long), le Jojutsu (bâton court) et le kendo (sabre). C’est de la synthèse de ces arts que naquit le Shintaïdo.

Il est actuellement Président d’Honneur de la Fédération Japonaise de Shintaïdo et de la Fédération Internationale de Shintaïdo (ISF).

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Maître Aoki

Sommaire

A propos de l’auteur.

A propos de l’ouvrage.

Préface.

Première partie. La philosophie et l’histoire du shintaïdo

1. Qu’est-ce que le shintaïdo ?

2. Comment est né le shintaïdo ?

3. Ce que le shintaïdo a conçu : Hikari to tawamureru « Jouer avec la lumière ».

4. Pour abattre les barrières qui nous séparent.

5. Comment rendre cet âge meilleur.

Deuxième partie. Technique : conseils aux pratiquants

1. Eiko.

2. Tenshingoso.

3. Toitsukihon.

4. Kenkain-hoko.

5. Conseils aux instructeurs.

Glossaire des termes japonais. Annexes.

Extraits

Chapitre 1. Qu’est-ce que le shintaïdo ?

Le shintaïdo est la lumière dans l’ombre et le soleil dans l’obscurité. Par le Shintaïdo, des gens fragiles et perpétuellement déprimés peuvent se découvrir des ressources nouvelles et une énergie extraordinaire. Des gens à qui manquent la volonté ou le courage d’exprimer ne serait-ce que le dixième de leur talent peuvent croître et mûrir. Des gens qui n’ont jamais pris conscience de leur vraie valeur comprendront toute la dignité qu’il y a à être.

Ceux qui sont trop timides pour exprimer leurs idées trouveront une confiance et une conviction nouvelles. Ceux dont l’esprit s’endort se sentiront inspirés par une foi nouvelle et des objectifs nouveaux. Ceux qui se renferment sur eux-mêmes trouveront une nouvelle joie de vivre à partager avec les autres. Les opprimés et les écrasés comprendront que tous les êtres humains sont égaux devant Dieu et libres d’exprimer leur Etre. Voilà pourquoi nous appelons notre mouvement shintaïdo : « nouvelle voie du corps ».

L’esprit, l’ambiance du shintaïdo est plus religieux et artistique que scientifique, plus émotionnel et primitif que rationnel. Les mouvements du Shintaïdo font plus appel à la coopération qu’à la compétition. Mais il s’agit d’une coopération fondée sur l’expression individuelle et non sur la soumission passive au groupe.

Trente professionnels des arts martiaux ont collaboré à la création et à l’organisation du shintaïdo. C’est un système unique de mouvements, utilisant le mode d’expression propre aux arts martiaux, qui s’articule autour de deux techniques qui en sont à la fois l’origine et l’aboutissement : eiko et tenshingoso.

Le shintaïdo ne peut être rangé dans aucun des tiroirs traditionnels, arts martiaux, gymnastiques, thérapies à la mode ou religions. Il s’agit plutôt d’une réponse à l’une des plus profondes aspirations de cette époque, la matérialisation d’un rêve ardemment poursuivi.

Il arrive parfois qu’on découvre sur une carte une route dont on ignorait l’existence. De même, le shintaïdo peut être un guide à travers les énigmes de l’esprit et des rapports humains. Plus encore, en nous apprenant à déplacer notre corps en accord avec les lois de la nature, il peut nous servir de guide dans nos relations avec le cosmos. Ainsi le shintaïdo peut-il être considéré comme un manuel d’auto-éducation et d’auto-formation au cœur de nos vies.

(p. 22)

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Chapitre 4. Pour abattre les barrières qui nous séparent

Le shintaïdo commence maintenant à être connu hors du Japon, particulièrement en Europe et aux Etats-Unis, où il est considéré avant tout comme un « art » à cause de l’harmonie et de la subtilité de ses mouvements. Au printemps 1969, à l’initiative du Ministère de la Culture français, une équipe dirigée par M. Philippe Ferrand se rendit au Japon pour faire des recherches et réaliser un film sur les arts martiaux. Assistant au keiko de la Rakutenkai, ils furent tellement frappés par la force et le dynamisme en même temps que par la paix et le calme qui en émanaient qu’ils décidèrent de lui consacrer un film à part entière et de le présenter au public français comme le sommet des arts martiaux japonais. Un grand maître de tir à l’arc, Toko Anzawa, décédé depuis, fit ainsi part de ses impressions après avoir assisté à la première de ce film :

« Il m’est apparu nettement, en voyant ces images, que ceux qui y figuraient se déplaçaient en état de parfaite concentration mentale, état auquel seuls peuvent avoir accès ceux qui, dans leur pratique, ont réussi à transcender les limites habituellement assignées à l’homme. Au milieu du film, sortant des réflexions dans lesquelles j’étais plongé, je me pris à essayer de décocher une flèche imaginaire à la moindre ouverture qui se présenterait. Jusqu’à la fin du film, je n’eus pas une seule fois l’occasion de le faire. A tous je voudrais présenter mes sincères remerciements pour nous avoir présenté, en dépit de leur jeune âge, un aussi remarquable keiko. »


Lors de la troisième conférence internationale de psychologie humaniste à Tokyo, en août 1972, le shintaïdo fut présenté à d’éminents psychologues, philosophes et médecins venus des quatre coins du monde pour l’occasion : tous reconnurent les mérites du shintaïdo et particulièrement des principes philosophiques qu’il représente. Lors d’un voyage destiné à promouvoir le shintaïdo aux Etats-Unis, Alan Watts (qui enseignait alors la philosophie orientale dans plusieurs universités américaines) assista à une démonstration et déclara : « Le shintaïdo va apporter la lumière et le salut à la jeune génération de l’Amérique d’aujourd’hui. J’espère sincèrement que vous parviendrez à répandre le shintaïdo dans notre pays et je suis prêt à n’épargner aucun effort pour que vous y parveniez.

Ainsi il apparaissait que le shintaïdo, malgré son origine japonaise, pouvait être accepté par des Occidentaux sans modification ni réserve. Les arts martiaux qui étaient jusqu’alors transmis verticalement, de génération en génération, pouvaient maintenant se propager horizontalement, sur toute la surface du globe. (pp. 62-64)

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Chapitre 5. Comment rendre cet âge meilleur

Le monde contemporain est tellement compliqué qu’on a du mal à l’appréhender et à en rendre compte en ayant simplement recours à la philosophie du Yin et du Yang ou à celle de l’attaque et de la défense. Le keiko est une formule de base et il n’a pas à inclure ou à exprimer ces complications. Notre pratique doit plutôt se référer à des principes humains simples qui font le lien entre le monde du keiko et celui de la vie sociale. Nous devons apprendre ces principes avec nos corps et les traduire en dispositions concrètes pour notre vie quotidienne. Pour nous, la tâche la plus importante est de trouver le sens véritable de notre vie. En faisant briller la lumière au centre de notre vie, nous pouvons nous renouveler et stabiliser ce centre. Quand un débutant sent que des talents cachés se réveillent en lui, il réalise l’un des buts que j’avais originalement fixé au shintaïdo.

Je crois qu’une vie créative consiste en millions de satori continus. La création n’est pas le domaine réservé des artistes. Si nous cessons d’agir mécaniquement dans notre vie de tous les jours, si nous renonçons à hier, si nous nous séparons du vieux « moi » de la veille et cela volontairement, alors nous découvrirons une vie de satori continus.

Il est toujours impressionnant de s’apercevoir que nos habitudes, tabous, règles et préjugés ne sont que le produit de pressions intérieures et extérieures, de véritables cadavres mentaux. Ils épuisent notre énergie vitale et détournent notre créativité. Peut-être autrefois y avait-il quelque motif à leur existence, mais ils ont aujourd’hui perdu toute signification et toute vie. Incapables d’exprimer nos espoirs et nos convictions comme nos idées et inspirations, ces débris de l’histoire menacent de paralyser le cours de nos existences. Il ne convient pas ici de se lancer dans un inventaire de toutes ces antiques coutumes et conventions, nous voyons naturellement ce qui est faux et contradictoire sous les apparences de l’authentique et du vrai si nous faisons de nos vies un lumineux et ardent brasier.

(p. 70)

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